lundi 31 mars 2008

AGRICULTURE


Manifestation anti-OGM – Lille le 29 Mars 2008 -
Ci-contre les 4 faucheurs (le premier, à partir de la gauche, malheureusement hors-cadre) qui devront comparaître, comme les 54 autres, les 8 et 9 Avril, au Tribunal de Chartres, pour avoir détruit une parcelle de maïs génétiquement modifié le 18 Août 2007, à Poinville (Eure-et-Loir).
Ce sont des gens courageux, et leur prise de parole a été très applaudie.
J'y étais, avec 6 autres membres des Amis de la Terre-Nord, afin de faire en sorte que la voix des citoyens, majoritairement opposés à la culture des OGM en plein champ et à leur commercialisation, soit entendue des députés, lors du vote de la loi le 1er Avril 2008.

Le fait d'avoir relégué la société civile, présente dans le Haut Conseil des Biotechnologies, au rang de simple producteur de « recommandations », laissant le Comité Scientifique seul émetteur d'avis autorisé, nous contraint une fois de plus à « battre le pavé » pour nous faire entendre. Mais où est donc l'esprit du Grenelle ?

Je voudrais à l'occasion de cette manifestation vous faire part de quelques réflexions :

On nous qualifie (nous les organisations écologistes, ainsi que les faucheurs volontaires) souvent de « rétrogrades », réfractaires au « progrès ».

Mais à quoi sert le progrès ?

Si c'est pour bâtir un monde dominé par la « science toute puissante » (le scientisme) par la mainmise sur l'alimentation humaine par quelques firmes transnationales, par la concentration des produits chimiques de synthèse dans l'air, l'eau et la terre, alors nous n'en voulons pas. Nous n'en voulons pas nos plus pour nos enfants car ce monde-là possède une caractéristique bien particulière : il n'est plus réversible à l'échelle d'une vie humaine.

Personne ne sait jusqu'où et jusque quand la contamination des cultures par les OGM peut proliférer, ni l'action à long terme de ces gènes modifiés, dans le corps humain. Les scientifiques ont en réalité « perdu le contrôle ».

Nous constatons de plus que les semences OGM non seulement ne suppriment pas les « produits phyto sanitaires »( les pesticides !) mais systématiquement en augmentent l'utilisation au bout d'un certain temps.

Personne ne connaît plus les interactions d'une molécule chimique avec les quelques 100 000 qui existent déjà dans notre environnement. Il est actuellement impossible de fournir une évaluation générale de ces interactions !

Personne ne connaît non plus les effets à long terme dans le corps humain des nano-aliments, ces nouveaux matériaux à l'échelle de l'atome, que l'on est en train d'introduire dans nos aliments, à notre insu.



Nous constatons seulement la prolifération des maladies cancérigènes et des cas d'infertilité... sans même que l'on puisse l'attribuer maintenant à un facteur précis.

Nous constatons aussi que, dans le domaine agricole et alimentaire, ce ne sont ni les agriculteurs ni les consommateurs qui bénéficient de ce soi-disant progrès, mais principalement les semenciers, les industries chimiques et agro-alimentaires et tous les intermédiaires.

Nous constatons aussi que le fameux principe «d'équivalence en substance» qui « interdit d'interdire » la vente d'un produit OGM par rapport à un produit semblable aux yeux du consommateur, n'est fondé sur aucune justification scientifique.

Le consommateur, justement, n'a aucune considération des pouvoirs publics, ce qui est un comble : celui-ci est considéré comme un cobaye, on introduit des substances chimiques, des gènes modifiés ou des nano-particules dans son alimentation, sans lui donner l'assurance d'une inocuité maximale, comme on le fait pour les médicaments.

Nous constatons que le principe de la concurrence loyale et non faussée n'est pas respecté : les aides à l'agriculture durable ou biologique ne sont pas comparables à celles de l'agriculture « raisonnée », toute la recherche est orientée vers les biotechnologies, très peu vers l'agronomie.

Nous constatons que la fuite en avant qu'on nous annonce : des OGM qui résisteront à la fois à la sécheresse, à la salinité des sols, à plusieurs maladies ou à plusieurs insectes .... est du domaine des « utopies technologiques » et ne mène à rien.

Et pourtant, d'autres scientifiques nous disent qu'il faudra que l'agriculture s'adapte aux changements climatiques, qui seront sans aucun doute importants parce que très rapides. Et que la solution réside dans la diversité des semences à adapter à la diversité des terroirs et des situations, pas dans des manipulations du vivant!

Nous voulons réintroduire de l'intelligence, du bon sens, de l'Humanisme (au sens de l'espèce humaine dans le respect des autres espèces et de son environnement) et proposer des alternatives en prolongement de la recherche agronomique, des bonnes pratiques actuelles et des protocoles techniques adaptés aux changements qui viennent.

En ces sens, nous sommes des PROGRESSISTES..... qui doivent aussi prendre la posture de RESISTANTS à ce mode de développement qui dérive depuis maintenant plusieurs décennies.
Ce n'est pas la planète que nous défendons, mais l'espèce humaine..... à travers ce qu'elle a de plus précieux : sa santé..... et donc une alimentation SAINE et VARIEE.

Mais, en complément des pouvoirs publics, il faut aussi convenir que les consommateurs doivent changer : on ne peut pas exiger qu'un produit ait la même apparence s'il est traité sans pesticides et sans OGM. La « beauté » a un prix trop important. Mieux vaut le goût et les calories, dans une vraie variété.
Il faut aussi comprendre que l'agriculteur doit recevoir la juste rémunération de son travail... et qu'il faut par conséquent gérer autrement la manière de s'approvisionner..... et son porte-monnaie.

mercredi 12 mars 2008

ALIMENTATION


MONSANTO

Chaîne ARTE – 11/03/2008, 21 h- Documentaire « Le monde selon Monsanto » de Marie Monique ROBIN
http://www.arte.tv/fr/LemondeselonMonsanto/1930194.html

Beaucoup de réseaux, sur Internet, avaient recommandé la projection de ce documentaire-évènement, et effectivement c’était édifiant !

Qu’est ce qui me vient à l’esprit après l’avoir visionné :

- tous ces témoignages, du fermier américain au paysan brésilien, des lanceurs d’alerte aux scientifiques « intégrés » par les grandes firmes, des hommes politiques aux consommateurs,

- toutes ces images d’hommes et de femmes, de produits agricoles et de paysages variés, associés à celles des laboratoires et de leur matériel, des bidons et des pulvérisations (rampes et avions) de pesticides, des conséquences sociales et environnementales de l’utilisation des OGM sur plusieurs années,

- et aussi ce débat où un syndicaliste (J. Bové), un chercheur « lanceur d’alerte » (Ch. Velot) et une députée européenne (Dr R. Sommer) ont énoncé leurs arguments ???

De multiples sentiments, en fait, que je vous donne en vrac :

- la tricherie :
. vis-à-vis du consommateur, que l’on prend comme cobaye alimentaire sans son assentiment (comme aux Etats-Unis, où il est interdit de mentionner « OGM » sur les emballages), ou que l’on trope par des affirmations mensongères de type « biodégradable »
. vis-à-vis de l’agriculteur, qui se retrouve ligoté à une technologie complète (semences brevetées + engrais obligatoire + fongicides obligatoires à doses croissantes au fil du temps) et peut finir acculé à la ruine
. vis-à-vis du citoyen à qui on fait croire que les autorités sanitaires, alimentaires et politiques, ont effectué les contrôles garantissant l’innocuité de la mise sur le marché
. vis-à-vis des générations futures que l’on place devant l’irréversibilité de la contamination des semences OGM et la disparition de la biodiversité des semences

- le manque d’éthique :
. Monsanto représente le modèle de dérive du mode de développement à la fois économique et sociétal qui sévit depuis une vingtaine d’années : tous les coups sont permis pourvu qu’on atteigne la maximisation sans fin du profit
. la manipulation des données scientifiques ou la dissimulation de résultats non conformes
. la publicité mensongère vis-à-vis du public, aussi bien dans les affirmations concernant le produit que dans la confusion entretenue entre les recherches à caractère médical (qui ne peut qu’être favorisée, à condition d’être confinée) et les recherches à caractère alimentaire
. les soupçons de dissémination volontaire de semences OGM dans les champs de pays ayant refusé ceux-ci, les plaçant ainsi devant le fait accompli
. le recours à des méthodes discutables pour protéger à tout prix leurs brevets ou faire taire les opposants et les « lanceurs d’alerte »

- la puissance, aussi :
. la puissance marketing et commerciale, établissant un quasi-monopole sur certains produits d’alimentation humaine et animale
. la puissance financière, avec le rachat systématique de semenciers et d’industries agro-alimentaires, dont on peut se demander s’il n’y a pas une volonté afin de contrôler à terme la majorité de l’alimentation planétaire
. la pénétration du milieu politique, particulièrement américain, mais en fait sur tous les continents (même l’Europe a bien du mal à résister !) et les allers-retours dans les instances gouvernementales les plus influentes
. les armées de scientifiques à leur service, prompts à entretenir les citoyens- consommateurs dans l’illusion que la science pourrait tout résoudre pourvu qu’on lui en donne les moyens (ce qu’on appelle le « scientisme ») et prompts aussi à contrer les « lanceurs d’alerte », généralement des chercheurs, qui médiatisent leurs désaccords.

- l’impunité :
. il est incroyable que les responsables de la firme n’aient jamais été inquiétés pour leurs agissements, que l’on peut qualifier de criminels, par exemple lorsqu’on fait le bilan de l’intoxication par les PCB qu’a subie la ville d’Aniston, aux Etats-Unis.
. il est incroyable que l’on continue encore aujourd’hui à admettre de cette firme un manque de transparence total sur les essais qu’elle effectue, compte tenu de son historique.
C’est toujours un parcours du combattant incroyable pour obtenir des informations, et de toute façon il est impossible d’accéder aux données-source.
. il est incroyable aussi que les fonctionnaires de la FDA (Food and Drug Administration) n’aient jamais été inquiétés pour avoir osé affirmer « qu’il n’y avait aucune différence entre les plantes OGM et les plantes croisées de façon classique », donnant ainsi naissance à une législation laxiste qui s’est imposée sur toute la planète.
Je comprends maintenant d’où vient ce fameux principe « d’équivalence en substance » dont se prévalent en particulier les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine qui ont traîné en Mai 2003 l’Europe devant l’instance de justice de l’OMC (l’ORD) pour lui imposer d’autoriser l’importation des semences OGM (1)

- et enfin, la honte :
Je dois dire que je suis HONTEUX que les politiques aient encore une fois fait prévaloir des intérêts particuliers sur l’intérêt général et sur celui des générations futures. Une fois de plus, la POLITIQUE ne sort pas grandie de cette enquête-coup-de-poing, et pourtant c’est bien d’une nouvelle éthique dont le monde a besoin.
Par ricochet, je ne suis pas fier des sénateurs de mon pays (il est vrai que ces gens, n’étant pas élus au suffrage direct se sont permis d’être seulement 20 à assister à l’ensemble des débats !) car ils ont entre autres « légalisé » la contamination de l’ensemble des cultures et dégagé la responsabilité des producteurs et des semenciers…. dont Monsanto, par avance. Pour un résumé complet, voir l’article de Corinne Lepage sur le site de CAP 21 : http://www.cap21.net/dynamic/compress.php?cp=756

Alors, que faire ? Quelques pistes :
- dénoncer autour de soi l’hégémonie de cette firme et sa collusion avec les politiques
- soutenir l’agriculture durable, paysanne et biologique : les consommateurs n’ont pas assez conscience de la puissance qu’ils ont de par leur choix d’achats
- soutenir les « lanceurs d’alerte » et les « faucheurs » : loin d’être des inciviques, ces personnes sont des « ouvreurs de conscience » (comme il a été dit pendant le débat qui a suivi le documentaire). En particulier, voir le site http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique117 pour soutenir Christian Velot, participant au débat.
- soutenir la campagne « OGM, j’en veux pas, ni dans mon assiette, ni dans les champs » et interpeller les parlementaires avant le vote de la loi, prévu pour Avril 2008 : voir le site http://www.ogmdangers.org/
- « Décider du monde que l’on veut » c’est aussi obliger la science à devenir plus démocratique, plus proche des citoyens en refusant de les mettre devant le fait accompli

Bref, RESTER CRITIQUE, RESISTER et INFLECHIR par ses choix personnels et collectifs ce qui peut sembler inéluctable face à cette (ces) puissance(s).


(1) Il faut savoir que, suite à un recours légal des Amis de la Terre, la Commission Européenne a été obligée de publier en, 2006 de nouveaux documents qui éclairent les faits d’une manière nouvelle. En effet, pendant que la Commission tenait un discours pro-OGM à ses Etats membres et à leurs citoyens, elle affirmait au sein de l’OMC, dans le litige en cours, que :
- de sérieux doutes scientifiques existaient quant à la sûreté des aliments et des cultures OGM
- de nouveaux risques complexes étaient en train d’apparaître
- les risques sur la santé humaine et animale ne pouvaient être exclus
- de graves inquiétudes subsistaient quant à la sûreté environnementale dans le cadre des cultures OGM
- les risques environnementaux liés aux OGM variaient en fonction de chaque Région et de son environnement
- les entreprises biotechnologiques avaient fourni des dossiers et des recherches de mauvaise qualité
- la Commission était très réservée concernant les évaluations des risques effectuées par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments

(source : Rapport « Commission Européenne et OGM, les doutes qu’on nous cache-Révélations sur les réserves de la Commission européenne concernant les OGM » - Rapport réalisé en Avril 2006 par les Amis de la Terre Europe et Greenpeace)

A ma connaissance, entre avril 2006 et Mars 2008, les doutes n’ont fait qu’empirer, les remises en cause par des scientifiques de renom se sont multiplées….
Alors, comment peut on avoir un tel « double langage » ?
.D’un côté on rassure le citoyen en lui assurant qu’on le défend devant l’OMC (plus de 80 % des européens ne veulent pas des OGM)
. De l’autre on rassure aussi les firmes multinationales en autorisant certaines cultures !

vendredi 7 mars 2008

GREEN DRINKS

Soirée « Green drinks » au Café citoyen le mardi 4 Mars, 20 h

D’abord, c’est quoi, les Green Drinks ?
Réponse : Des rencontres spontanées et informelles d'acteurs du développement durable autour d'un verre pour discuter, partager des idées, créer des liens, lancer des initiatives, un projet,… ou simplement boire un verre, le tout dans une atmosphère détendue.
Qui participe ? Tous ceux qui sont passionnés par le Développement Durable, qui travaillent, étudient ou ont des projets dans ce domaine (ONG, consultants, associations, entrepreneurs sociaux, étudiants, entreprises…)
C’est national ? International ? : Green Drinks est actif dans plus de 214 villes du monde ! Royaume-Uni, USA, Canada, Allemagne, Pologne, Suède, Pays-Bas, Japon, Australie, Chili, Puerto Rico... et maintenant LILLE !!!
Qui a eu cette idée de déclencher ces sessions sur lille ? C’est Donatien, un jeune étudiant qui revient d’une mission humanitaire en Birmanie, qui est en recherche d’emploi et qui voulait simplement « rencontrer du monde » dans un environnement spécifiquement Développement Durable.
Plantons d’abord le décor :
D’abord le Café citoyen, à Lille, qui nous accueillait ce soir là, mérite d’être connu et reconnu. Allez faire un tour sur leur site http://www.cafecitoyen.org/, avant de vous y déplacer, vous ne le regretterez pas.
Un petit bémol : un oubli nous fait partager la salle du premier étage avec une autre association, bien sympathique par ailleurs (randonnées en vélo)… mais cela provoque un certain brouhaha dans la salle.
Nous sommes 8 pour démarrer : Donatien, Estelle et Marie-Anne (étudiantes), Marie (en recherche d’emploi dans le secteur des Collectivités Territoriales), et nous quatre des « Amis de la Terre » (Les 2 Gérard, Bernard et Florent). Le frère de Donatien nous rejoindra par la suite, ainsi qu’un autre jeune tout à fait à la fin.
Très vite et très facilement, après les présentations de chacun, les conversations s’engagent autour d’un verre de cidre ou de bière sur des sujets qui nous intéressent, sans ordre prémédité, « comme ça nous vient ».
Le bruit nous contraint cependant à des apartés par groupes de 2 ou 3 ; ce qui a empêché d’avoir un aperçu exhaustif de tous les sujets abordés.
Je vais donc vous relater ce qui s’est dit au niveau de ma petite personne :
Les thèmes abordés :
- l’éolien : progrès techniques accomplis, comparaison paysagère avec les pylones électriques
- la dangerosité des lignes à haute tension à proximité des habitations
- la dangerosité de la téléphonie mobile ainsi que des technologies proches (wifi, bluetooth,...)..Rappel : Florent nous a fait parvenir un rapport scientififique là-dessus
- le solaire : problèmes de rendement et de coût actuels, d’intégration dans le bâti pas toujours admis par les services de l’Etat (Monuments de France)
- les matériaux écologiques : terre cuite, pierre ponce, colle et revêtements intérieurs, isolation laine, etc…
- la comparaison entre la démarche HQE et les performances énergétiques HPE et THPE, les coûts, la résistance aux changements des professionnels du bâtiment (et malheureusement en France de beaucoup d’autres….), les prix, le retour sur investissement
- les retraites : quelles seront-elles pour tous ces jeunes (<>l'éducation, la formation, la sensibilisation au Développement Durable en France
. « rupture » dans l’éducation des enfants à partir du collège : la problématique environnement semble prise en compte aux niveaux maternelle et primaire (cf le nombre d’enseignantes présentes en Octobre au salon des outils pédagogiques DD à Lille).
. Ensuite, au lycée et collège , c’est la « boîte noire » et en tous cas rien sur le Développement Durable dans ses différentes composantes.
. Plan National d’Education au Développement Durable (PNEDD) en cours d’élaboration suite au Grenelle de l’Environnement : à suivre, mais nombreuses interrogations sur la formation des enseignants, leur motivation et la nécessité de travailler en équipes pluridisciplinaires (comme dans la vraie vie) sur ce thème afin de l’intégrer à la fois dans les matières enseignées et dans les interactions entre elles. Applaudissements sur l’éducation des touts petits, mais doutes sur la volonté du « bastion » d’aller plus avant….. sauf, ensuite, dans les formations supérieures .
. Formidable effort à fournir aussi dans la formation de toutes ces classes d’âge qui n’ont bénéficié d’aucune éducation depuis des décennies : nécessité d’une mobilisation pédagogique au-delà de l’Education Nationale .
Sentiment : cela semble être une « montagne » à avaler, alors qu’en même temps les pédagogues devront subir les attaques journalières de la publicité et les divagations sur le climat d’individus tels que Claude Allègre…….
Et qu’il s’agit de former des millions de personnes, pas des milliers……
- Le rôle primordial des Collectivités locales :
. Avec l’Administration, elles représentent 15 % du PIB… ce n’est pas rien !
. Elles constituent à ce titre un levier inégalable pour enclencher « au plus près du terrain » la baisse des coûts des éco-matériaux, des énergies renouvelables, de l’alimentation bio, etc…
. Elles peuvent favoriser l’éco-économie locale, intégrer les performances environnementales et prévoir des clauses d’insertion dans les marchés publics,
. sans compter bien entendu leur action concernant l’urbanisme, les déplacements, le traitement et le recyclage des déchets, etc… .
Sentiment : c’est au niveau local que se gagnera ou non la « bataille » des changements comportementaux et de l’intégration du Développement Durable dans le quotidien de chacun. Mais, ici comme ailleurs, la formation (en l’occurrence des élus) sera primordiale….
Fin de la soirée
Il est 22h15, nous levons la séance, contents de cette première rencontre, de ce qui s’y est dit et de la façon dont cela s’est passé.
Une suggestion : pour la prochaine (on convient d’un séquençage mensuel, donc Avril) on débat autour d’un thème…. à trouver et à proposer au préalable.
Une incertitude : Donatien va peut-être repartir à l’étranger. On convient qu’il me transmet son fichier et que je poursuis son projet « Green Drinks » sur Lille.
Un sentiment en les regardant s’éloigner : tous ces jeunes sont diablement conscients de l’impasse du mode de développement actuel, de la gravité des atteintes à aux équilibres climatique, biologique et économiques. ….. sans compter nos retraites et le déficit budgétaire chronique……
Je retiens aussi l’optimisme de Donatien, …….. mais quand même, est ce qu’il est juste de leur laisser tout ça sur le dos ?

LUNDI 17 MARS, AJOUT DE ESTELLE :
. un rappel de ma présentation au groupe et de mes projets à court et moyen terme :
- Estelle Rabiller, étudiante en école de commerce à l'EDHEC Lille,
- Membre de Frères de Sève, l'association de développement durable de l'EDHEC qui organise entre autres le 27 mars 2008 de 13H30 à 20H l'Espace Solid'Air à l'université catholique de Lille, un salon de rencontres et débats sur le thème du développement durable
- Membre de l'Aventure équitable, un projet de voyage en Amérique Latine (6 mois) pour y faire de la prospection et de l'audit dans les secteurs du commerce équitable, du tourisme solidaire et de la microfinance.

. ma perception de la soirée
une soirée très conviviale et intéressante avec de très bons débats

. ce dont j'ai discuté avec mes voisins, dont 1 thème que j'ai particulièrement retenu :
- discussions sur la sensibilisation de la population européenne aux problèmes auxquels la planète fait face et son action
- discussions sur le greenwashing, "un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité 'verte' qu'en réelles actions en faveur de l'environnement."
- discussions sur les politiques de développement durable de plusieurs villes en les comparant
- discussions sur les différents moyens d'action en faveur du développement durable (que ce soit pour les étudiants ou pour les associations), ce dernier m'a particulièrement plu.

Le jeudi 27 Mars 2008 se déroule à l'Université Catholique de Lille le "Salon des étudiants et du Développement Durable. pour tout connaître de cette manifestation, allez sur le site http://www.freresdeseve.com/

J''attends avec impatience le prochain greendrink!!